Les vrais responsables des malheurs d’Haïti et de la pauvreté des Haïtiens (2ème partie)


Haiti et RDNous remercions infiniment toutes celles et tous ceux qui ont ou bien aimé, ou bien commenté ou encore partagé notre dernière publication ayant eu pour titre « Les vrais responsables des malheurs d’Haïti et de la pauvreté des Haïtiens ». Nous doutons fort que nous puissions comprendre les malheurs d’Haïti et la pauvreté des Haïtiens et identifier les vrais responsables si nous restons seulement dans un contexte international. Il est important que nous sachions d’où nous venons en tant que pays et où nous sommes à l’heure actuelle.
Tandis que nous avons déjà commencé à travailler sur la 3ème partie, nous éprouvons le plaisir le plus immense de vous introduire Les vrais responsables des malheurs d’Haïti et de la pauvreté des Haïtiens (2ème partie). Bonne lecture !
Hispaniola est l’ancien nom d’une des plus grandes îles des Caraïbes. Avec environ 21 millions d’habitants, c’est la plus peuplée des Antilles et avec 76 000 km2 la deuxième plus étendue en superficie après l’île de Cuba qui a une superficie de 105 000 km2, soit 37 % plus grande. L’île est partagée entre deux pays : Haïti ayant une population de 11 millions d’habitants pour 36 % de la superficie et la République dominicaine qui a 10 millions d’habitants pour 64 % de la superficie.
Port-au-Prince, la capitale d’Haïti, est la première aire urbaine de l’île avec 4 millions d’habitants, suivi de Saint-Domingue, la capitale de la République dominicaine, avec 3,5 millions d’habitants.
La séparation de l’île.
Je me rappelle avoir entendu que suite à la défaite des forces armées haïtiennes par les Dominicains, la décision était prise pour partager l’île. Ainsi, les autorités des deux pays devaient se rendre sur place pour procéder à la séparation. D’après cette même personne m’ayant raconté l’histoire, les autorités haïtiennes auraient choisi non seulement de ne pas se rendre sur les lieux, mais non plus de ne pas se faire représenter. Alors, les dominicains, ayant été les seuls à faire le partage, se sont donnés la plus grande portion de l’île soit 48 500 km2 tandis que seulement 27 500 km2 ont été accordés à Haïti.
Amis du Savoir et des Connaissances, si comme moi vous avez entendu cette version de l’histoire du partage de l’île, je vous dirai purement et simplement que c’est faux. Entre les 20 et 21 septembre 1697 à Ryswick, une ville hollandaise des faubourgs de La Haye, beaucoup de traités ont été signés entre la France, les Provinces-Unies, l’Angleterre, l’Espagne et le Saint-Empire romain germanique. A travers un de ces traités, l’Espagne dut reconnaître l’occupation par la France de l’ouest de Saint-Domingue, ce qui permit à la France de devenir le premier producteur mondial de sucre dès les années 1740, le sucre étant une denrée fort chère et exportable.
D’après la légende, la proclamation de l’indépendance dominicaine a eu lieu, le 27 février 1844, vers onze heures et demi, dans la ville de Saint-Domingue. Pour citer quelqu’un, la naissance de l’État de la République Dominicaine a été le fruit d’une histoire d’affrontements, de violences et de meurtres habitant encore aujourd’hui ses populations. Son voisin, l’Haïti, continue à vivre avec ses vieux démons sans qu’une véritable issue ne se profile à l’horizon.
La proclamation de l’indépendance de la République Dominicaine fut un événement résultant des troubles politiques dans la République d’Haïti, qui regroupait, depuis 1822, la totalité de l’île de Saint-Domingue. Une histoire de violence et de guerres.
Les événements ayant abouti à la proclamation de l’indépendance, si l’on regarde les données statistiques, révèlent d’une part le courage des Dominicains et, d’autre part, la faiblesse de l’État haïtien.
Après l’indépendance des dominicains, Une forte vague nationaliste a permis, au sein de la société dominicaine, un grand rassemblement de la majorité de ses membres, quels que soient les classes, le sexe, la couleur ou les groupes politiques du pays. Cependant, les différences de projets vont séparer Duarte et Santana.
En effet, le projet de Duarte visait une République, libre et souveraine de toute puissance étrangère, tandis que pour Santana, la nouvelle république devait être liée à une grande puissance européenne. Il faut dire que le nouvel état a connu des troubles politiques Après avoir éliminé de manière efficace toute opposition politique à son projet, le président Santana a convoqué à l’élection des députés pour rédiger la constitution de la nouvelle république. La nouvelle constitution politique fut promulguée le 6 novembre 1844, et elle fut présentée à la Junte pour son approbation. Santana l’a rejetée car elle ne lui donnait pas le pouvoir suffisant pour mener toutes les actions, dont il avait envie.
L’assemblée nationale qui rédigeait le projet de constitution était en session lorsque Santana, avec la médiation de Bobadilla l’a militairement encerclée. Les membres de l’assemblée ont accepté de faire passer un article dans la constitution qui donnait le plein pouvoir au président de la république pour entreprendre toutes les actions qu’il considérait comme nécessaire pour la défense de la patrie. Santana s’est fait élire comme premier président constitutionnel de la république le 13 novembre 1844. Date à laquelle fut dissoute la Junte centrale du Gouvernement. Ce moment marque la vraie naissance de l’État dominicain, avec ses différents pouvoirs, législatif, exécutif et judiciaire.