Planter et replanter


arbres arbre vert
Aujourd’hui, c’est la Journée de la Terre nourricière. En cette circonstance, je veux partager l’extrait d’un texte écrit par Olivier TALLES. Bonne lecture !
Sur l’île des Caraïbes, la forêt tropicale a été transformée en charbon de bois par l’homme, entraînant la désertification et l’épuisement des sols. Les programmes de reboisement se heurtent à la pauvreté et à la faiblesse de l’État.
Entre Haïti et la République dominicaine, pas besoin de postes de douane pour matérialiser la frontière. L’État haïtien commence là où la forêt tropicale s’arrête. Vu d’avion, cela donne des paysages verts d’un côté, et bruns de l’autre. La coupure est nette. Brutale. Elle témoigne de l’action de l’homme sur son environnement et non pas de considérations climatiques ou géologiques. Car les conditions naturelles sont les mêmes des deux côtés de la frontière. « Mon pays se meurt, observe le sociologue et agronome haïtien Jean-Baptiste Chenet. En Haïti, on mange la forêt. »
Sur ce petit bout de terre densément peuplé, les Haïtiens coupent les arbres pour se nourrir. Les branches, le tronc, la souche sont transformés en charbon de bois vendu au bord des routes. Le combustible sert à la cuisine de tous les jours, que l’on habite la campagne ou Port-au-Prince. Il est même utilisé par les blanchisseurs. « Le charbon de bois demeure la seule source d’énergie pour les deux tiers des Haïtiens », selon les Nations unies.
À force de grignoter la végétation sans planter de nouvelles pousses, il ne reste pourtant plus grand-chose à brûler. La forêt tropicale a d’abord cédé du terrain devant les plantations de canne à sucre développées par les colons, avant d’être ponctionnée de ses essences rares au cours du XIXe siècle pour payer le tribut à la France en échange de l’indépendance. Elle couvrait encore 60% du territoire en 1920, contre moins de 2% aujourd’hui.
La disparition de la forêt a des conséquences spectaculaires sur l’environnement. Les sols s’érodent. Les terrains en pente s’effondrent. La sécheresse augmente. Entre Port-au-Prince et la ville de Saint-Marc, la route côtière serpente entre des paysages lunaires. Des nuages de poussières soulevés par le vent blanchissent les buissons d’épineux qui résistent à la désertification.
Dans les collines pelées de Saint-Marc, les agriculteurs sont passés de deux récoltes par an à une tous les deux ans. Pas le choix : les sols sont épuisés, estime Jean-François Richard, ingénieur de l’AFD chargé de piloter des projets sur l’île depuis 1985. « Les Haïtiens vivent dans l’instant, la misère, la survie, poursuit-il.
Planter et replanter
Les forêts, largement menacées, sont pourtant essentielles à la lutte contre le réchauffement climatique et le maintien de la biodiversité. Ainsi, il faut planter et replanter des arbres parce que :
• Les arbres aident à lutter contre les changements climatiques. Ils absorbent l’excès de CO2 de notre atmosphère. En un an, un hectare d’arbres adultes absorbe la même quantité de CO2 produite par l’émission d’une voiture parcourant 80 000 km.
• Les arbres aident à filtrer l’air que l’on respire. Les arbres absorbent les odeurs et les gaz polluants (oxyde d’azote, ammoniac, dioxyde de soufre et ozone) et filtrent les particules de l’air grâce à leurs feuilles et leur écorce.
• Les arbres nous aident à lutter contre les pertes d’espèces. En plantant des arbres adaptés au milieu naturel, nous pouvons lutter contre les pertes d’espèces et connecter des habitats entre des parcelles de forêts.
• Les arbres aident les communautés et les moyens de subsistance. Les arbres aident les communautés à atteindre une durabilité économique et environnementale tout en fournissant de la nourriture, de l’énergie et des revenus