Différence entre une réalité et l’interprétation de cette réalité


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Un moine s’était retiré du monastère pour trouver la paix dans la méditation. Les autres moines l’empêchaient de se concentrer. Il s’agenouilla sous un saule, au bord de la rivière. Mais bientôt les « flic-floc » des poissons gobant les mouches à la surface de l’eau le troublèrent.
Il se concentra de nouveau, en tentant de puiser en son for intérieur la tranquillité qui sied à la méditation. Mais il n’y parvint pas, car les oiseaux s’étaient mis à chanter dans le saule. Furieux, le moine se leva et pêcha tous les poissons, puis chassa tous les oiseaux avant de les dévorer. Le mal lui en prit, car une indigestion l’empêcha de méditer pendant les trois jours qui suivirent son festin.
Avez-vous déjà songé que vos colères ne sont presque jamais provoquées par les objets ou les personnes qui vous entourent, mais qu’elles ont leur épicentre dans votre esprit ? Fuir ou épancher votre fureur sur un objet ou sur autrui ne vous servira à rien : le trouble est dans votre esprit et le calme aussi.
« Si tu dois vivre parmi le tumulte, ne lui livre jamais ton corps. Garde ton âme calme et retirée. C’est un sanctuaire où tu trouveras, quand tu le voudras le bonheur. »
~ Alexandra David-Neel
Une autre histoire. Savez-vous utiliser les bruits pour vous endormir ? Lisons Mr. Bernard qui nous racontera ses expériences personnelles : Victoria, ma nièce de 3 ans, bondit d’une pièce à l’autre en hurlant. Puis elle décide qu’elle veut jouer au tennis. Et comme personne
n’a envie, elle crie comme si on allait l’égorger. C’est un de ces moments où elle dispose d’une énergie ahurissante. 2 secondes plus tard elle rit à gorge déployée parce que je lui
fais une grimace.
Hier après-midi la maison ressemblait à une maison de fous. La télé débitait des dessins animés, Victoria était dans une période d’énergie indomptable, ma belle-mère criait contre sa fille
qui répondait sur le même ton, et Yvonne, la maman de Victoria, essayait de la calmer en criant à son tour. J’ai décidé de faire une sieste sur le canapé du salon, au milieu de cette pollution sonore.
Cela paraît à priori impossible. Mais j’ai un truc. J’ai appris à me servir des sons, n’importe quel son, pour m’endormir. Sirènes de police et de pompiers à New-York, cloches des vaches en Suisse, camions bruyants, boîte de nuit, rien ne me résiste.
La première chose est de changer l’interprétation du bruit. Au lieu de me dire que c’est un bruit effroyable qui va m’empêcher de dormir, j’accueille le bruit, et je le laisse me traverser sans lui
opposer de résistance. Ensuite, j’approfondis ma transe en me disant que plus il y a de
bruit, plus je dors profondément.
L’important n’est pas la réalité, mais votre INTERPRÉTATION de la réalité.