Les Américains, éliront-ils en novembre un menteur et irresponsable pour président ?


trumpComme vous pouvez le constater, chers lectrices et lecteurs, nous n’aurons pas cessé de parler des élections américaines qui auront lieu en novembre prochain, particulièrement de Donald J. Trump, l’unique candidat républicain resté à la course pour remplacer l’actuel président Barack Obama. Nous n’aurons pas cessé de parler de Trump parce qu’il n’aura pas cessé de défrayer la chronique.
Dans les années 1980 et 1990, Donald Trump avait pour fréquente habitude d’appeler les journalistes en se faisant passer pour un de ses porte-parole. Dans cet interview, « John Miller », le porte-parole pour lequel Trump se faisait passer, parla de son premier divorce, de la romance qu’il avait eue avec Carla Bruni, l’actuelle femme de Nicolas Sarkozy et de son projet de deuxième mariage. Hier, le candidat républicain a nié s’être fait passer pour John Miller. Sur la chaine de télévision NBC, le candidat dément formellement et nous citons :
« Ce n’est pas moi au téléphone, on ne dirait pas ma voix. » « Il y a beaucoup de gens qui essaient d’imiter ma voix, vous imaginez bien. Cela ressemble à une nouvelle arnaque. »
Il faut dire, chers amis, que cette histoire est datée de 25 ans et qu’elle aurait pu ne pas faire le tollé qu’elle a fait si Donald Trump avait eu le courage d’avouer que c’était lui et de faire une petite excuse. Il se peut que j’exagère en suggérant des excuses de Mr. Trump qui n’a pas ce tempérament. Il est trop grand et trop puissant pour s’excuser. (Sarcasme) D’ailleurs, ne faudrait-il pas une certaine grandeur à une personne pour s’excuser ?
De cet arrogant, de ce dédaigneux, de cet irresponsable qu’on appelle Donald J. Trump, on aura tout entendu. Hier encore, au cours d’un interview avec George Stephanopoulos, l’unique candidat républicain a fait des déclarations fracassantes. A la question s’il ne pensait pas que les Américains qui le voteront ont le droit d’avoir des informations sur ses impôts, l’irresponsable Trump a répondu : « I don’t think they do » « Je ne pense pas qu’ils aient ce droit » Plus loin, dans ce même interview, lorsque George Stephanopoulos lui a demandé le pourcentage de taxe qu’il paie, le candidat à la course pour la maison blanche a répondu et nous citons : « It’s none of your business » « Cela ne vous regarde pas »
Ce matin, tandis qu’on regardait CNN, on écoutait Richard Clarke, un républicain qui parlait de Donald Trump. Le journaliste Smerconish lui a demandé s’il répondrait à un appel de Trump pour servir dans son administration. L’expert contre le terrorisme a répondu : « Hell No ! » « Sûrement pas ! » La raison qu’il a évoquée est simple : Donald Trump est trop impulsif et qu’il n’écouterait personne même lorsqu’il serait entouré des meilleurs conseillers du monde.
Au tant que nous sachions, les électeurs, dans n’importe quel pays, ne sont pas toujours intelligents. Ils ont tendance à se pencher vers le populisme et les beaux discours. Les candidats de leur côté sont coquins (yo mèt dam) et ne s’ouvriront la bouche que pour séduire les imbéciles. Dans le cas de Trump, il ne s’agit pas de beaux discours. Au contraire, quand il s’ouvre la bouche, ce n’est que pour insulter, les femmes, les hispaniques, les immigrants, les noirs, les musulmans, les prisonniers de guerre et même les handicapés.
Est-ce cet homme que les Américains veulent élire en novembre prochain pour leur président ? Les peuples, dit-on, ont le gouvernement qu’ils méritent. Ce matin, on lisait le commentaire d’un internaute à propos de mauvais gouvernements. Le voici : « En principe, si le peuple juge qu’il ne mérite pas ce gouvernement, il le vire d’une façon ou d’une autre. » Dans les pays démocratiques où les lois sont appliquées, un peuple ne peut virer un gouvernement. C’est au parlement qu’il revient ce droit de déclencher un processus de destitution d’un président élu. Nous n’en sommes pas encore là, chers amis. D’ailleurs, les élections n’auront lieu qu’en Novembre prochain. Alors, c’est aux classes minoritaires, les Haïtiens y compris de barrer la route à Donald Trump et de l’empêcher de devenir président. Faisons comme les Hispaniques sont en train de faire maintenant. Si vous êtes résidés depuis 5 ans, appliquez pour votre citoyenneté américaine et votez contre Trump en novembre. Si vous êtes une famille d’une seule personne et gagnez moins que $17 820 l’an, ou une famille de deux personnes et gagnez moins que $24 030 l’an, ou encore une famille de trois personnes et gagnez moins que $30 240…, il y a de fortes chances que vous n’ayez pas à payer les frais d’application. Il vous suffit de faire accompagner la forme N-400 avec la I-912.
Rulio Oscar