Donald Trump : la femme qui l’accuse d’agressions sexuelles sort du silence


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Donald Trump : la femme qui l’accuse d’agressions sexuelles sort du silence
Une ancienne collaboratrice de Donald Trump accuse le candidat républicain de tentative de viol. 20 ans après les faits, elle a décidé de sortir du silence.
« Ne me traitez pas de menteuse. » Jill Harth, le visage fermé, est accompagnée de son avocate. 20 ans après les faits qu’elle dénonce, cette Américaine sort du silence. Dans une interview filmée et accordée au Guardian, elle confirme les faits exposés dans sa plainte, déposée en 1997 contre Donald Trump qu’elle accuse d’agression sexuelle.
Rappel des faits selon la plaignante
Jill, make-up artist de métier rencontre Donald en 1992. Depuis ce premier rendez-vous professionnel, l’homme d’affaire aurait plusieurs fois agressé sexuellement Jill Harth, peut-on lire dans sa plainte, relayée par le Guardian. Elle organise avec George Houraney, son compagnon de l’époque, un concours de beauté de pin-up, sponsorisé par la fortune Trump. Selon l’Américaine, au cours de leur collaboration, Donald Trump lui pose des questions déplacées, la « tripote » pendant un dîner, la présente comme sa « petite amie » devant des associés et l’agresse physiquement chez lui, dans son manoir de Floride.
Il m’a poussée contre le mur et a essayé de retirer ma robe
« Il m’a poussée contre le mur [de la chambre], m’a tripotée et a essayé de retirer ma robe », raconte aujourd’hui Jill Harth au Guardian. La jeune femme est obligée de le repousser. Elle est choquée et qualifie cette agression de « tentative de viol ». « Il savait que j’étais en couple avec George, il savait qu’il y avait des gens dans la pièce d’à côté. Comment a-t-il pu faire cela alors que j’étais là pour les affaires ? », s’interroge Jill Harth.

Malgré l’incident, Donald Trump ne lâche pas l’affaire aussi facilement, assure Jill Harth : « Il a tout fait pour que je quitte [George Houraney], il m’appelait et me disait « Je t’aime bébé, je serai le meilleur amant que tu n’as jamais eu » ».
Le clan Trump dément
En tant que chrétienne pratiquante, Jill Harth se convainc de pardonner à son agresseur et de ne jamais révéler le comportement du milliardaire. Sa plainte, déposée le 25 avril 1997, est retirée quelques jours plus tard. Pourquoi parler maintenant ? Alors que le candidat républicain vient officiellement de se lancer dans la course à la Maison-Blanche ? C’est la publication d’un article du New York Times, publié en mai dernier et mentionnant les faits, qui change la donne. Dans la foulée, le bureau du candidat aurait appelé la plaignante pour lui demander de démentir publiquement, ce qu’elle aurait refusé de faire. C’est Donald Trump qui se charge de le faire en déclarant publiquement que les accusations de Jill Harth sont « sans fondement », rappelle le quotidien britannique.

Contacté par le Guardian, l’équipe de Donald Trump dément avoir tenté d’étouffer l’affaire et pointe en contrepartie plusieurs e-mails écrits par Jill Harth entre 2015 et janvier 2016. Dans ces courriels, Jill Harth exprime son amitié au candidat et propose ses services de maquilleuse pendant la campagne. Des messages qui datent de plusieurs mois avant que Donald Trump ne remette en question son intégrité, se justifie l’intéressée.

Traitée de « menteuse », Jill Harth engage alors son actuelle avocate, Lisa Bloom.
Seule contre tous, dit-elle, c’est cet isolement qui l’a poussée à sortir du silence et à raconter sa verité. George Houraney, l’ancien compagnon contacté par le Guardian, n’a quant à lui aucun doute : Jill dit la vérité.
Source : http://madame.lefigaro.fr/