La fierté des Etats Unis jetée dans les poubelles russes



Si le mot fierté se définit comme un sentiment d’orgueil, de satisfaction légitime de soi, de dignité et de noblesse, poubelle, récipient muni d’un couvercle destiné aux ordures ménagères, porte le nom de son inventeur, Eugène Poubelle.
Ça peut, chers lectrices et lecteurs, paraître un peu paradoxal ; fierté, quelque chose de grand prix et de grande valeur jetée à la poubelle, récipient recueillant des ordures de toutes sortes. C’est à mon avis, jeter des perles devant les pourceaux.
Comme nous l’avions dit à travers un texte intitulé les Etats Unis face aux autres puissances militaires mondiales publié dans les Amis du Savoir et des Connaissances quelques mois de cela, le produit intérieur brut du pays dépasse celui de la Chine, deuxième puissance économique mondiale, de 6 444 billions de dollars et celui de la Russie de 16 554 billions de dollars. En dépit de la neuvième place que les Etats Unis occupent en ce qui a trait au PIB par habitant, même les Américains vivant sous le seuil de la pauvreté croient dans le rêve américain (the American dream) et ont au moins une voiture garée chez eux.
Contrairement à certains pays comme le Canada qui a un programme d’aide sociale visant à fournir une aide financière aux gens s’ils éprouvent des difficultés à subvenir à leurs besoins, l’assistance sociale aux Etats Unis est presqu’inexistante. Cependant, si quelqu’un n’est pas paresseux et veut travailler, c’est le pays où, je me rappelle l’avoir dit un jour, on peut passer de Ti Joe à Mr. Joe. C’est le pays où voir quelqu’une ou quelqu’un rouler une Mercedes n’ébranle pas puisque, si vous avez un boulot et du bon crédit, vous pouvez vous aussi la rouler. C’est tout cela, chers amis et inestimables membres du prestigieux groupe les Amis du Savoir et des Connaissances, à côté des programmes militaires sophistiqués du pays, qui fait l’orgueil des Américains.
Un bon après-midi de l’année 2004, je me rappelle avoir été en train d’écouter une station de radio qui se trouve encore, je suppose, dans le sud de la Floride. L’historien Michel Soukar qui était l’invité de l’émission carte sur table qui se diffusait sur cette radio eut à dire que les Etats Unis ont les ressources militaires et économiques suffisantes pour se mesurer simultanément avec l’Irak, l’Iran et la Corée du Nord tout en maintenant leur présence en Afghanistan. Il convient de signaler que j’étais de l’avis de Michel.
Depuis, le non renouvellement des armes de toutes espèces dans le pays, la carence de militaires professionnels dans l’armée puisque l’enrôlement des jeunes de 18 à 26 ans n’est plus obligatoire mais plutôt volontaire et surtout la division ont beaucoup fait reculer le pays.
Ce que beaucoup d’Américains ne savent pas ou choisissent tout simplement d’ignorer, c’est que les Etats Unis ont d’innombrables ennemis même parmi leurs alliés. Les pays arabes dont l’Iran, haïssent les Américains pour leur support inconditionnel à Israël. La Chine et la Russie sont des ennemis acharnés du pays de l’Oncle Sam qui a combattu le communisme jusqu’à sa destruction près.
Xi Jinping de la Chine, Vladimir Poutine de la Russie, Ali Khamenei de l’Iran et même le jeune inexpérimenté Kim Jong-un de la Corée du nord sont très intelligents puisqu’ils ont su exploiter la faiblesse des Américains causée par la division pour se créer une notoriété et même dans le cas du président russe, pour influencer les élections aux Etats unis.
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, c’est un précédent dans toute l’histoire des Etats unis : un autre pays pour se venger d’un candidat à la course à la Maison Blanche et pour prouver qu’il est à même de le faire a fait basculer le résultat des joutes électorales en faveur de quelqu’un qu’il estime, et non sans raison, pouvoir être sa marionnette. En effet, Donald Trump choisit de s’en prendre à toutes les agences d’intelligence américaines en défendant Vladimir Poutine, l’homme grâce à qui il a pu être élu président.
Donald J. Trump que je n’appellerai jamais président, puisqu’il n’est pas mon président, en dépit de son ignorance et de son tempérament bestial, n’est pas responsable de ce qui s’est passé ici le 8 novembre dernier, encore moins l’ex agent de KGB, Vladimir Poutine qui a envahi les réseaux sociaux de fausses informations au sujet de Mme. Clinton. Les principaux responsables sont les Américains eux-mêmes qui n’ont pas su distinguer les vraies des fausses nouvelles. Leur ignorance est non seulement une épée de Damoclès pour les Etats Unis, mais aussi a coûté le pays sa fierté qui est désormais dans les poubelles russes.

Rulio Oscar, le 18 décembre 2016 dans les Amis du Savoir et des Connaissances