Category Archives: Ce qu’il faut savoir

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Vous faites quoi de votre lumière ?


Il n’y a pas de meilleure façon de commencer ce texte qu’avec un passage des Saintes Ecritures puisé dans le livre de Matthieu le chapitre 5, du verset 14 au verset 16 qui stipule : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils … »
Je me rappelle avoir lu et commenté un court texte posté le 23 février 2016 sur la page des Amis du Savoir et des Connaissances par Gerald C. Toussaint que voici : « Il est plus beau d’éclairer que de briller seulement ; de même est-il plus beau de transmettre aux autres ce qu’on a contemplé que de contempler seulement. » Voici le commentaire que j’avais fait à propos de ce poste : « De beaux textes, il n’en manque pas dans les pensées, dans les livres et sur le net. Des hommes comme Gerald C. Toussaint qui les partagent, on peut les compter du doigt. Espérons que beaucoup feront comme GT en éclairant les autres plutôt que de se projeter sur eux. En brillant, on aveugle les gens ayant besoin d’être éclairés. À vous chers amis de choisir ou bien de briller ou d’éclairer. Thanks GT ! »
C’était un 30 novembre comme celui d’aujourd’hui que nous avions pris l’initiative de créer les Amis du Savoir qu’on a dû changer plus tard en Amis du Savoir et des Connaissances à cause de nombreux autres groupes sur Facebook ayant le même nom. Depuis, on n’a jamais cessé d’encourager les membres du groupe à partager ce qu’ils ont et ce qu’ils sachent en terme d’information et de formation avec les autres membres.
Dans le groupe et dans la vie en général, je connais des médecins, des ingénieurs, des professeurs, des pasteurs, des infirmières, des intellectuels et même des gens ordinaires qui n’hésiteront pas même une seconde pour partager ce qu’ils ont de plus précieux avec des gens qui sont dans le besoin. Ils consentiraient de grands sacrifices et dépenseraient de fortes sommes d’argent pour aider les nécessiteux. Ils sont pleins de connaissances et pourraient même changer le monde s’ils le voulaient. Cependant, ils préfèrent rester dans l’anonymat et choisissent de voir le monde seulement comme étant Noir ou Blanc. Les pasteurs et ceux qui vont à l’église ne partagent avec les gens que la parole de Dieu. Peut-être, disent-ils, la parole de Dieu est la plus importante de toutes les choses ! Je n’en disconviens pas. Cependant, endoctriner quelqu’un sur le plan religieux sans l’aider à acquérir un peu de bagage intellectuel et professionnel peut être un danger non seulement pour la société, mais certaines fois même pour l’église.
Vous qui êtes en mesure de lire un ou des chapitres d’un livre et qui pouvez comprendre ce qui y est écrit, vous qui avez un ordinateur ou un smart phone et pouvez vous servir du moteur de recherche Google pour élucider des notions les plus difficiles à discerner, vous êtes une lampe et votre rôle est d’éclairer et de projeter votre lumière là où il y a des ténèbres.
Comme beaucoup d’anciens professeurs qui auront l’occasion de lire ce texte, je ne me tiens plus debout dans une salle de classe et devant un groupe d’élèves les inculquant des notions de français ou de dissertation, ce que je regrette beaucoup, parce qu’enseigner était ma passion s’il ne l’est pas toujours. Je me dis souvent, qu’aujourd’hui, le monde a besoin beaucoup plus de professeurs que les 20 ou les 40 dernières années. En faisant mention de professeurs, je ne veux pas parler seulement des gens enseignant les mathématiques, les physiques, la chimie les littératures ou les sciences sociales. Le monde devient de plus en plus dangereux à cause d’une génération qui n’a le moindre respect pour les principes les plus élémentaires.
A longueur de journée, on se plaint des jeunes qui ne respectent pas leurs parents. Des gars aimant porter leurs pantalons en dessous leurs fesses, on en a marre. On déteste la pédérastie, la prostitution, le vol et la pédophilie. Les terroristes, les criminels, les assoiffés de pouvoir, les politiciens ennemis des peuples, les menteurs nous rendent triste le cœur. Savez-vous que vous pouvez faire un impact sur ces gens-là à travers une petite histoire ou une pensée positive partagée dans votre mur ou sur la page d’un groupe ?
Tout en souhaitant bonne fête à tous les membres des Amis du Savoir et des Connaissances qui célèbrent leur troisième année de fondation, je citerai l’éducatrice sexuelle suédoise Elise Otten-Gensen qui disait : « Ne te plains pas du noir, allume une lumière. »

Rulio Oscar, le 30 novembre 2016 dans les Amis du Savoir et des Connaissances


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Castro, Fidel à ses convictions et à son pays


En sortant de la gym ce matin, je parlais à une amie à qui j’ai fait part de mon intention d’écrire un texte rendant hommage à Castro, le Fidel. Humoristiquement, mon amie m’a fait comprendre qu’il faut être fidèle pour écrire sur Castro. J’espère être non seulement à même mais aussi assez fidèle pour écrire sur ce grand homme, Fidel Castro, qui a dominé la deuxième partie du vingtième siècle.
Diplômé en droit à l’université de La Havane en dépit de son enfance compliquée, Fidel Alejandro Castro Ruz, ayant pris part à la lutte armée contre les dictatures d’Amérique du Sud, parvient à provoquer la fuite de Batista, le protégé des Etats Unis, et s’installe au pouvoir en janvier 1959. Pour avoir été la personne qu’on a le plus souvent tenté d’assassiner soit 638 fois, Fidel Castro est entré dans le Livre Guinness des records.
La meilleure façon de comprendre l’extraordinaire homme qu’était Fidel Castro, est dans le contexte de notre zone géographique ou d’Haïti. Quand nous commencions à étudier la géographie à l’école, les Antilles étaient parmi les premières notions que nous avions vues. Cuba, avions-nous étudié, est la plus grande île des grandes Antilles, vient ensuite l’île d’Haïti partagée entre la République d’Haïti à l’ouest et la République Dominicaine à l’est. Peut-être, dit-on, Cuba a une superficie de plus de 4 fois celle de notre pays et, de ce fait, on ne peut pas le comparer avec Haïti. Je n’en disconviens pas. Cependant, faudrait-il se rappeler que la seule partie ouest de Saint Domingue procurait à la France plus de richesses que toutes ses autres colonies réunies. En plus, le Qatar, classé comme le pays le plus riche du monde n’a une superficie que de 11 586 km2
Beaucoup de Cubains vivant aux Etats Unis ont eu maille à partir avec Fidel Castro. Ce qu’ils n’ont jamais compris peut-être, c’est que le bras de fer de Castro leur vaut plus de respect lorsqu’ils sont arrivés sur le territoire américain contrairement au traitement que les voisins haïtiens reçoivent. Cette comparaison peut être expliquée par le type de dirigeant qu’il y en Haïti et à Cuba. Dans notre pays, les rapaces se succèdent ignorant les souffrances du peuple qui est mal nourri et qui n’est pas instruit. A Cuba, l’investissement est fait dans l’agriculture, dans l’infrastructure et surtout dans l’éducation. Ce n’est pas sans raison que des jeunes de partout et même des Etats Unis qui ont imposé un embargo sur l’île depuis 1961 vont étudier la médecine à Cuba, sans tenir compte d’innombrables gens allant y prendre soin.
Aussi grand que soit mon support pour la démocratie et l’alternance politique dans tous les pays du monde entier, il m’arrive parfois de souhaiter qu’il y ait dans mon pays un dictateur progressiste comme Fidel Castro, qui se soucierait de l’agriculture, de l’infrastructure et de l’éducation. Nos frères et sœurs haïtiens ne seraient pas obligés de se rendre en quantité imposante au Brésil où ils ne sont plus les bienvenus. Ouais ! Du Brésil étant, ils ne seraient pas obligés de traverser la Bolivie jusqu’à la frontière du Pérou pour atteindre l’Equateur puis la Colombie affrontant les dangers de toutes sortes à travers des animaux sauvages, des forêts et des montagnes. De la Colombie, ils parcourent le Panama, ensuite le Costa Rica, le Nicaragua, le Honduras, le Guatemala pour finalement fouler le sol du Mexique dans le seul espoir d’aller trouver aux Etats Unis une vie meilleure que leurs dirigeants n’ont pas su leur donner. Ils pourraient choisir de rester travailler chez eux visitant à volonté d’autres pays.
Hommage à Fidel Castro, ce grand homme qui a défié non seulement l’embargo injuste et criminel des Américains, mais les 638 tentatives d’assassinat de la CIA. Que son âme repose en paix !

Rulio Oscar, le 26 novembre 2016 dans les Amis du Savoir et des Connaissances


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Jouons un peu avec la langue !


Quelques mois de cela, quelques membres du groupe avaient maille à partir avec moi pour avoir dit que le français est la plus belle langue qui existe. Je me demande si je n’avais pas eu tort de faire usage du superlatif absolu. Peut-être, devais-je préciser, le français pour moi, est la plus belle langue. En tout cas, les débats que nous avions eus à ce sujet ne sont que partie remise. Vous, qui comme moi aimez la langue de Voltaire, amusez-vous avec ces phrases les unes plus difficiles à prononcer que les autres.
1. Les chaussettes de l’archiduchesse sont-elles archi-sèches ?
2. Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.
3. Cinq chiens chassent six chats.
4. Pourquoi les alliés ne se désolidariseraient-ils pas ?
5. Suis-je bien chez ce cher Serge ?
6. Seize chaises sèchent.
7. Seize jacinthes sèchent dans seize sachets secs.
8. La roue sur la rue roule ; la rue sous la roue reste.
9. Trois gros rats gris dans trois gros trous ronds rongent trois gros croûtons ronds.
10. Si six scies scient six cyprès, six cent six scies scient six cent six cyprès !
11. Je troque trente trucs turcs contre treize textes tchèques.
12. Avez-vous déjà vu un ver allant vers un verre en verre vert à l’envers ?
13. Il cherche ses chaises chez Sanchez.
14. Quarante carottes crues croient que croquer crée des crampes.
15. Je veux et j’exige d’exquises excuses …
16. Un dragon gradé dégrade un gradé dragon, …
17. Trois tortues trottaient sur un trottoir très étroit, …
18. Douze douches douces, …
19. Un plein plat de blé pilé, …
20. Six saucisses sèches, …
21. Fruits frais, fruits frits, fruits cuits, fruits crus.
22. Jésus loge chez Zachée, ….
RÉPÉTITIONS DE SONS
1. Quand un cordier cordant doit accorder sa corde, pour sa corde accorder six cordons il accorde, mais si l’un des cordons de la corde décorde, le cordon décordé fait décorder la corde, que le cordier cordant avait mal accordée.
2. Si mon tonton tond ton tonton, ton tonton est tondu par mon tonton. Si ma tata tâte ta tata, ta tata est tâtée par ma tata. Tenté, tonton tâtonna le téton de tata. Tentant de tâter le téton de tonton, tata, étant tentée, tâtonna le téton de tonton. Tata, tentant tonton, tonton tâtonna le téton de tata.
3. Didon dîna, dit-on, de dix dos dodus de dix dodus dindons. Didon, dit-on, dota Didot d’un doux dindon dadais dodu du dos.
4. Si six scies scient six cyprès, six cent six scies scient six cent six cyprès.
5. La pipe au papa du Pape Pie pue.
6. Que lit Lili sous ces lilas-là ? Lili lit l’Iliade.
7. Dans ta tente ta tante t’attend.
8. Angèle et Gilles en gilet gèlent.
9. Natacha n’attacha pas son chat Pacha qui s’échappa, ce qui fâcha Sacha. Sachant sa chatte pas chaste, Sacha s’attacha à chasser ce chat Pacha !
10. L’assassin sur son sein suçait son sang sans cesse.
11. Que c’est crevant de voir crever une crevette sur la cravate d’un homme crevé dans une crevasse.
12. Como como ? Como como como ! (en espagnol et en portugais : Comment je mange ? Je mange comme je mange !)
13. C’est là que les Athéniens s’atteignirent, que les Perses se percèrent, que les Satrapes s’attrapèrent et que les Mèdes s’emmerdèrent…
HOMONYMES
1. Il était une fois, une marchande de foie qui vendait du foie dans la ville de Foix. Elle m’a dit « ma foi, c’est la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix.
2. Ce ver vert sévère sait verser ses verres verts (ou bien : les vers verts levèrent le verre vert vers le ver vert).
3. Il m’eût plus plu qu’il plût plus tôt.
4. Mon père est maire de Mamers et mon frère est masseur.


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Tout savoir sur la virgule


On emploie la virgule pour détacher ou isoler des éléments dans une phrase ou pour les séparer.
Le détachement par une virgule – Le détachement du complément de phrase
On emploie la virgule pour détacher un complément de phrase placé soit au début de la phrase, soit entre le groupe ayant la fonction de sujet et le groupe verbal, soit à l’intérieur du groupe verbal. En somme, on détache le complément de phrase lorsqu’il est placé ailleurs qu’en fin de phrase. Exemple : Robert achète son journal préféré tôt le matin.
Quand le complément de phrase est placé en fin de phrase ; il n’est donc pas détaché par une virgule. Ex : Robert achète, tôt le matin, son journal préféré.
Quand le complément de phrase est placé à l’intérieur du GV, entre le verbe et son complément direct. Ex : Robert, tôt le matin, achète son journal préféré.
Quand le complément de phrase est placé entre le groupe nominal sujet et le groupe verbal. Ex : Tôt le matin, Robert achète son journal préféré.
Le complément de phrase est placé au début de la phrase.
Attention ! Lorsque le complément de phrase est en début de phrase, mais que le sujet et le verbe sont inversés, on n’emploie pas la virgule. Ex : Dans l’arbre chantent les oiseaux.
Le détachement d’un complément du nom ou du pronom à valeur explicative
On peut ajouter, à l’intérieur d’un groupe nominal, un complément du nom ou un complément du pronom non essentiel à valeur explicative, c’est-à-dire un élément qui ne contribue pas à déterminer la personne, la chose ou le phénomène caractérisés, mais qui ajoute simplement une information supplémentaire. Cet élément à valeur explicative pourrait facilement être effacé sans que le sens de l’énoncé soit altéré : il doit être détaché par une ou deux virgules, selon sa place (voir aussi l’article Subordonnée relative et pronom relatif). Ex : Mon frère et ma sœur aînée, qui sont d’excellents musiciens, feront bientôt partie d’un orchestre. Là, il s’agit d’une subordonnée relative à valeur explicative, complément des noms frère et sœur.
Dans la phrase : épuisée par la longue randonnée, elle s’est vite endormie, il s’agit d’un groupe adjectif à valeur explicative, complément du pronom elle.
Dans la sœur de Charles, étudiante au Collège de Sherbrooke, a gagné dix mille dollars à la loterie, il s’agit d’un groupe nominal à valeur explicative, complément du nom sœur.
Il est important de distinguer les éléments explicatifs des éléments déterminatifs, car ces derniers ne sont pas détachés par des virgules, puisqu’ils sont essentiels au sens de la phrase. Ex : mon frère et ma sœur aînée, qui sont d’excellents musiciens, feront bientôt partie d’un orchestre.
L’adjectif aînée est déterminatif et non explicatif : c’est précisément de la sœur aînée qu’il est question et non d’une autre sœur il est sous-entendu que la personne a plus d’une sœur. Comparez avec la phrase suivante, où le complément du nom est explicatif : Mon frère et ma sœur, qui est mon aînée, sont d’excellents musiciens. « L’appartement que nous avons visité hier nous a beaucoup plu. » La subordonnée relative est déterminative et non explicative : c’est précisément l’appartement visité hier qui a plu et non n’importe quel autre appartement.
Le détachement d’autres éléments
D’autres éléments sont également détachés par une virgule :
• un organisateur textuel ; Nous allons, tout d’abord, aborder tel aspect du sujet. Par conséquent, nous pouvons conclure que le projet est réaliste.
• un groupe mis en relief dans une phrase emphatique ; Ces livres-là, je voulais les lui donner demain. La tisane, ça m’endort. (Phrase incise)
• une phrase incise ou une phrase incidente ; Pour le prochain trimestre, affirme le président, la société dégagera un bénéfice qui dépassera toutes les attentes. Pour le prochain trimestre, la société dégagera un bénéfice qui dépassera, permettez-moi d’en douter, toutes les attentes. (Phrase incidente)
• une apostrophe ; lorsqu’on s’adresse directement à quelqu’un. « Ne rentre pas trop tard, Nathalie. »
Attention ! La virgule est interdite dans les contextes suivants.
On ne sépare pas par une virgule ni par un autre signe de ponctuation :
• le groupe ayant la fonction de sujet et le groupe verbal ; Mon frère _ explique tout à ses enfants. La randonnée que nous avons faite _ nous a complètement épuisés.
• un mot et un élément qui le suit obligatoirement (ex. : le verbe et son complément direct ou complément indirect ; le verbe et l’attribut) ; Mon frère explique _ à ses enfants _ tout ce qu’il sait sur les animaux. Vous ai-je dit _ que mon frère est _ vétérinaire.
• un verbe, un adverbe, un adjectif, etc. et son modificateur. Il parle _ lentement. Cette fleur est extrêmement _ belle.
L’EMPLOI DE LA VIRGULE DANS LA JUXTAPOSITION ET LA COORDINATION D’ÉLÉMENTS
La virgule dans la juxtaposition – La virgule sert à séparer des mots, des groupes de mots ou des phrases, subordonnées ou non, qui ont la même fonction syntaxique. Ex : Les livres, les cassettes, les disques et les revues étaient en solde.
La virgule sépare des groupe nominaux sujets juxtaposés. Ex : Danielle se lève, s’habille, déjeune et se rend au bureau.
La virgule sépare des groupes verbaux juxtaposés. Ex : On joue, on danse, on s’amuse.
La virgule sépare des phrases juxtaposées. Ex : Quand nous aurons terminé nos cours, que nous aurons passé nos examens et que nous aurons pris un peu de repos, nous chercherons un emploi. La première virgule sépare des subordonnées circonstancielles compléments de phrase juxtaposées.
La virgule dans la coordination – On met généralement une virgule devant les coordonnants mais, car, puis, c’est-à-dire, soit, à savoir, sinon, etc. Exemple :
• Elle se croyait seule, mais une foule l’entourait.
• On immolait des animaux, car on croyait que ces sacrifices atténuaient la colère des dieux.
• Les ventes ont progressé de sept millions de dollars, soit de 18 pour cent.
Les coordonnants et, ou, ni ne sont généralement pas précédés d’une virgule. Ils peuvent être précédés d’une virgule dans les cas suivants :
• le coordonnant sépare deux phrases qui n’ont pas le même sujet. Ex : Ils ont consacré beaucoup de temps à leurs études, et leurs efforts ont porté leurs fruits.
• le coordonnant sépare deux des groupes de mots ou des phrases comprenant eux-mêmes des éléments coordonnés. Ex : Marie est très occupée cette session : elle s’est inscrite à des cours de peinture et de danse, et s’est portée bénévole pour aider les enfants dans leurs devoirs.
• le coordonnant est répété devant chaque élément d’une énumération qui en comporte trois ou plus. Ex : Au bal masqué, je n’ai reconnu ni ta mère, ni ton frère, ni ta sœur aînée.
Attention ! On n’emploie pas la virgule devant le premier des coordonnants.

Rulio Oscar, professeur de français


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Il était une fois, le 18 mai en Haïti, à Léogane en particulier

drapeau haitienLes festivités du 18 mai en Haïti, dans mes classes primaires, étaient phénoménales. Dans ce texte, je mettrai l’emphase sur Léogane parce que c’est la ville où je suis né, la ville où j’ai grandi. Cela nous fera plaisir énormément si les membres originaires des autres villes ont l’amabilité de partager à titre de commentaires comment ils vivaient autrefois, la fête du bicolore.
Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de vous rappeler, chers lectrices et lecteurs, le contexte et les conditions dans lesquels le drapeau haïtien fut créé. L’important est que l’on sache qu’un drapeau est connu depuis toujours comme un symbole partout dans le monde. C’est un signe unique car il montre la constitutionnalité d’un pays. Pour nous autres Haïtiennes et Haïtiens, aujourd’hui marque le 213ème anniversaire du nôtre, le Bicolore. En cette spéciale occasion, faisons une rétrospection des festivités du 18 mai d’autrefois.
Au prime à bord, il convient de signaler que les préparatifs de la fête du 18 mai dans certaines écoles commençaient dès la rentrée des classes après les vacances de Noël. Plus on avançait vers le jour J, plus nous étions occupés. A cette époque, les écoles fonctionnaient en plein temps. C’est-à-dire de 8h am à 4h pm du lundi au jeudi et jusqu’à 1h pm les vendredis. Après l’école, des jeunes des deux sexes versés dans le domaine théâtral se retrouvaient dans des salles de classe pour faire des répétions tandis qu’une grande majorité d’écoliers était sur la cour et pratiquait avec des fanfares pour les parades du 18 mai. On dansait et marquait des pas au son de la musique qui nous rappelait les luttes de nos héros qui s’étaient sacrifiés pour nous léguer ce coin de terre que nous appelons Haïti. On les sentait placer des commandes à travers ces chants patriotiques. Oui ! On pouvait sentir François Capois pousser des cris d’en avant, avant ! Et de Jean Jaques Dessalines s’adresser à ses soldats en disant : « Aujourd’hui, je ne veux garder avec moi dans le fort que des braves. Que ceux qui veulent redevenir des esclaves Français sortent du fort. Que ceux au contraire qui veulent mourir en hommes libres se rangent autour de moi. » Rappelons, Amis du Savoir et des Connaissances que s’il faut choisir entre mourir en homme libre et être enterré vivant, je porterai mon dévolu sur le premier.
Le jour du 18 mai, c’était la fête dans toutes les écoles nationales rurales et urbaines du pays. Des foules innombrables venant de partout se rassemblaient dans les 10h du matin pour assister aux parades de circonstance. Quelle fierté était pour des parents de regarder leurs filles et leurs fils exécuter des morceaux qu’ils ont appris. La cadence et l’élégance des porte-drapeaux habillés de façon spéciale dominaient ces évènements et y apportaient un goût tout à fait particulier.
Après les parades, cette foule s’empressait à prendre place sous une tente préparée en circonstance où les enfants allaient exhiber leurs grands talents à travers des danses, des pièces de théâtre qui actualisaient les précurseurs de l’indépendance comme Boukman, Charles Bélair, Toussaint Louverture etc.… A l’école nationale de Darbonne par exemple, le professeur Joseph Fritzner Paul, un des membres des Amis du Savoir et des Connaissances pour lequel nous avons beaucoup de respect, se faisait briller par sa présence puisqu’il était souvent désigné comme maître de cérémonie.
Il est de bon ton, chers amis de noter l’insatiabilité de cette foule assoiffée. Après avoir assisté aux prestations des élèves de l’école nationale de Darbonne, elle se rendait à Guérin, à Dessources, au parc Gérard Christophe où beaucoup d’élèves de la ville performaient; croyez-nous,l’ambiance n’était pas différente. Pour citer un ami facebookien qui, pas trop longtemps de cela parlait sur sa page d’un Léoganais connu de tous, il disait : « Autrefois, il n’y avait pas de festivité du 18 mai dans la ville de Léogane sans Mécène » Qui ne se souvient pas de ce génie ? Dyolèèèèè !!!!!! Pale anpilllll !!!!
La journée du 18 mai était surchargée d’activités. Notre ami Ariel Andremann Pierre dirait à travers ses belles poésies : « Jounen 18 me nan tan lontan kote jè-n jan galan ak bèl nègès te konn ap paweze te toujou chaje tankou lekba… » En effet, si après les parades, les exécutions de morceaux spéciaux et la présentation des pièces de théâtre les gens fatigués rentraient chez eux pour se reposer avec bien sûr l’image de ces jeunes artistes qui venaient de performer dans leurs esprits, bon nombre d’entre eux allaient revenir ou bien aux écoles nationales de Darbonne et de Guérin, ou bien au Juventud Club de Léogane ou ailleurs pour continuer la fête avec les orchestres Tropicana et Septentrional, l’Ensemble Select de Coupé Cloué, le Kombit kréyòl de Rodrigue Milien, Toto Nécessité et son groupe ou des systèmes musicaux qui jouaient les meilleures compositions de la musique haïtienne permettant aux amoureux de « plugger » oubliant les vicissitudes de la vie.
Si des fois je m’enorgueillis de faire partie de la génération du s’il-vous-plaît, du bonjour, du merci, du respect aux personnes âgées ; de celle qui demande la permission, qui salue avec un sourire et qui aime les gens pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils ont, je me réjouis aussi d’avoir vécu si petit que je fusse, ces moments que les générations présente et future n’auront jamais vécus tout simplement parce que Haïti est un pays où les choses de valeur apparaissent et disparaissent. Bonne fête du drapeau à vous toutes et à vous tous !

Rulio Oscar


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L’unique passager noir à bord du Titanic

image On n’a pas fini d’apprendre sur le naufrage du Titanic survenu en avril 1912 après une collision avec un iceberg au large de Terre-Neuve. Dans un livre qu’il publie, le journaliste Serge Bilé raconte l’histoire méconnue d’un ingénieur haïtien, Joseph Laroche, qui se trouvait à bord du paquebot.

Le journaliste Serge Bilé raconte l’histoire méconnue d’un ingénieur haïtien, Joseph Laroche, qui se trouvait à bord du paquebot « le Titanic ». Entretien avec l’auteur

1- Ca fait plus d’un siècle que le naufrage du Titanic a eu lieu. On en a fait des livres et des films, sans jamais mentionner ce passager haïtien, Joseph Laroche, auquel vous consacré ce livre. Pourquoi cet oubli et qui était cet homme?

Je ne m’explique pas pourquoi l’histoire de Joseph Laroche a été occultée pendant toutes ces années. Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de lui jusqu’à ce qu’un de mes lecteurs m’alerte à ce sujet. C’était il y a 5 ou 6 ans. A l’époque, disons le franchement, ce détail n’avait pas retenu mon attention, non pas parce que ce n’était pas intéressant, mais parce que j’écris généralement des livres sur des sujets qui ont été peu ou pas explorés. Or, je croyais que des tas d’ouvrages avaient déjà été faits sur cet ingénieur haïtien, jusqu’à ce que je découvre récemment qu’il n’en n’était rien. J’ai donc voulu combler cette lacune en réalisant cette biographie. L’enquête a été longue. J’ai fait des recherches en Haïti, aux Etats-Unis, et en France.

2- Qui était Joseph Laroche ? Que sait-on de cet homme ?

Joseph Laroche est issu d’une famille bourgeoise du Cap Haïtien, où il est né en 1866. Son grand-père était le bottier du roi Christophe, auquel Aimé Césaire a consacré sa fameuse pièce de théâtre. La mère de Joseph Laroche, qui l’a élevé seule, faisait du négoce de café, de cacao, de canne, et de coton. Elle achetait la production des paysans haïtiens, la conditionnait, et la revendait avec sa marge notamment à des exportateurs français et allemands. C’était une femme riche. Elle avait de l’ambition pour son fils unique. Elle voulait qu’il fasse de grandes études en France et l’a donc envoyé, à 15 ans, dans une école religieuse à Beauvais. Joseph Laroche a obtenu son bac avant de décrocher un diplôme d’ingénieur. Puis il s’est marié et s’est installé à Villejuif avec son épouse française qui lui a donné deux filles.

3- On découvre dans ce livre que Joseph Laroche a participé à l’aventure du métro parisien. C’ést étonnant ?

Une fois marié, il a bien fallu que Joseph Laroche nourisse sa famille. Il a donc commencé à chercher du travail. Il a décroché un premier emploi, comme ingénieur, chez Nord-Sud. C’est l’une des sociétés privées qui étaient chargées à l’époque de construire et d’exploiter le métro parisien. Laroche s’est vu alors confié le tracé de l’actuelle ligne 12, qui relie la Porte de la Chapelle à la Porte de Versailles. Mais, très rapidement, il a été confronté au racisme : il avait du mal à trouver du boulot ou à se faire correctement payer. Au bout de quelques mois, Laroche en a eu assez des discrimations. Il a alors convaincu sa femme d’aller vivre dans son pays, d’autant qu’un de ses oncles Cincinnatus Leconte avait pris le pouvoir à Port-au-Prince. Ca lui offrait des perspectives. Le 10 avril 1912, Joseph Laroche s’est donc embarqué sur le Titanic à Cherbourg. Il voulait, avec son épouse et ses deux filles, gagner les Etats-Unis et prendre un second bateau pour Haïti.

4- La suite, on la connait, c’est le naufrage. Quel a été le sort de la famille Laroche ? 

La suite a d’abord été magique avant d’être tragique. Je reproduis dans le livre une lettre, écrite sur le Titanic par la femme de Joseph Laroche. On découvre le luxe de la vie à bord. Toute la famille est émerveillée. La petite Simone n’arrête pas de courir partout , sans se douter un seul instant du drame qui se profile à l’horizon. Mais dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, le Titanic heurte un iceberg puis coule au large de Terre Neuve. Le naufrage est suivi de grandes scènes de panique. Contrairement à sa femme et ses filles, Joseph Laroche n’a pas pu être sauvé. Il fait partie des 1496 victimes . Mais, par dela ce drame, c’est la vie même de cet homme qui m’a passionnée. Elle méritait d’être racontée.

Serge Bilé, « Le seul passager noir du Titanic » – Grand West Editions

Source Martinique 1ere


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Le pet vaginal

Fleur-lèvresIl était une fois 2 amies sur une cour de récréation: Rose Francette et Frédeline. A l’école, ces filles de même âge partageaient souvent leurs idées. Les amies de Rose Francette la prenaient pour une connaisseuse parce qu’officiellement, elle avait un copain. Un beau jour pendant même des heures de cours, Frédeline chuchota à l’oreille de Rose Francette : « hey, j’ai quelque chose à te demander après le cours. » Rose Francette acquiesça de la tête en disant qu’il n’y a pas de problème. Quelques minutes après, puisque la prof était sur le point de finir son exposé, les deux commères se retrouvaient sur la cour. Tout à coup, Frédeline rejoint Rose Francette tout en lui demandant si elle était disponible. Je suis toute à toi, Frédeline, répliqua Rose Francette. Okay. Tu sais, Rose Francette ? Quoi? Répondait cette dernière. Frédeline avait tout le mal du monde à pouvoir s’exprimer. Finalement, elle lâcha à sa copine : Okay. Tu sais ? Rose Francette commençait à être irritée et a clairement montré son impatience à son amie en lui disant : « veux-tu parler ou quoi ? » « Bon okay, okay, Rose Francette. Te connaissant tu vas mourir de rire. » Frédeline, je t’écoute ! Disait Rose Francette. « Oui, tu sais ? Je ne sais par où commencer. » « A ta place, chère Frédeline, je commencerais par le commencement. » Enchaina Rose Francette. » Ok. Tu sais ? A chaque fois que j’ai fait l’amour avec Pipo mon amant, il me tourne le dos et après j’ai une mauvaise sensation et je pète dans mon vagin. »
Par ironie, sans doute, Rose Francette demanda à sa commère de lui dire ça en créole. « Tu es triviale, ma chère ! » Reprit l’autre commère. » Mwen vle diw ke leu Pipo pandiem poul fe bagay avem leu li fini mwen santi map fe pèt nan vagin mwen. »
Cette histoire vraie, amis du Savoir et des Connaissances, m’a été racontée par quelqu’une proche de ces deux amies. Ayant estimé l’importance de la partager avec les membres du groupe et d’y faire lumière un peu, j’ai demandé à mon amie l’autorisation de le faire.
En fait, c’est quoi le pet vaginal ?
Le pet vaginal (flatus vaginalis en latin) est une émission d’air du vagin provoquant un bruit proche du « prout » émis lors des flatulences anales. Ce bruit surprenant et gênant survient généralement lors des rapports sexuels.
Est-il différent du pet traditionnel ?

Bien que le bruit soit le même, ce n’est pas une véritable flatulence puisque le pet vaginal ne résulte pas d’une fermentation de bactéries. Le pet anal, lui, résulte d’une accumulation de gaz dans les intestins générés par la digestion. Cela engendre des ballonnements et le moyen de soulager les tensions abdominales est de libérer ces gaz. D’où le prout. Le vagin, quant à lui, n’est pas du tout en lien avec l’appareil digestif, d’où l’absence d’odeur lors des pets vaginaux.
A quoi est-il dû ?

Le plus souvent, il résulte d’une diminution du tonus musculaire (hypotonie musculaire) des parois du vagin qui n’entourent pas bien le pénis lors d’un rapport sexuel. Cela favorise l’entrée d’air dans le vagin. Le vagin est une cavité et n’a pas pour vocation de garder de l’air, il le rejette dès qu’il y a une possibilité.
Les hypotonies sont plus fréquentes chez les femmes qui ont accouché plusieurs fois car « l’entrée » du vagin est plus détendue. Cependant, il arrive que des jeunes filles connaissent aussi cette situation. Dans ce cas, une forte lubrification vaginale peut accentuer le phénomène : le vagin étant bien « glissant », l’air y pénètre plus facilement. Certaines positions sexuelles le favorisent aussi.

Comment y remédier ?

Si cela ne se produit que de temps en temps, rien de tel que de dédramatiser et d’en rire avec son partenaire (peu à peu, avec le temps, on se sent plus à l’aise) ! Une fois rassurés sur l’origine de ce pet (car s’il est vaginal il est sans odeur rappelons-le !), les deux amoureux pourront reprendre tranquillement leur activité.
Si ce phénomène se répète de façon plus systématique et qu’une profonde gêne s’installe, alors il est peut-être nécessaire de consulter une kinésithérapeute spécialisée dans la rééducation périnéale. En effet, le périnée est un « plancher » musculaire sur lequel repose beaucoup d’organes et parfois un manque de tonus dans ce plancher induit des inconforts comme les pets vaginaux.


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Le Bon Vieux Temps, les vieilles bonnes manières !

Bonnes manières
Les bonnes manières existent-elles encore ? Nous vivons actuellement dans un monde où les gens se fichent totalement de ce que d’autres personnes pensent et disent d’eux. Autrefois, on vivait selon les normes de la bienséance. Par exemple, quand on allait à une réunion et que c’était déjà commencé, on marche sur la pointe des pieds salue seulement de la tête et avec un sourire après avoir silencieusement trouvé un siège, lorsque nos yeux croisaient ceux d’un ami. A moins que ce soit une bonne amie à nous, nous ne pouvions pas tendre la main aux filles encore moins les embrasser. On vouvoyait toujours un supérieur et les filles qui n’étaient pas nos amies. On avait appris à être gentil quand on secouait la main d’une femme qui nous était tendue. Où sont passées ces bonnes habitudes ? Où est passé ce bon vieux temps où notre galanterie et nos bonnes manières suffisaient aux filles pour nous faire la cour ? En tout cas, ayant fait un petit tour à la plus grande bibliothèque du monde, on a eu l’occasion de tomber sur ces notions fondamentales à une vie sociale agréable. Bonne lecture !
Manier les couverts
— Le couteau : le saisir fermement. Jamais la lame ne doit être portée à la bouche, jamais elle ne doit être essuyée.
— La cuillère : aspirer sans bruit. La cuillère trop remplie risque de verser à la moindre secousse.
— La fourchette : à gauche de l’assiette, appuyée sur ses dents.
— Le verre : ne pas remplir à ras bord. Le vider par petites gorgées.
— La serviette : la déplier sur les genoux et la poser près de l’assiette, toujours dépliée lorsqu’on quitte la table.
— Une fois le repas terminé, poser les couverts parallèlement dans l’assiette.
Écouter
— Garder une attitude vigilante vis-à-vis de la personne qui parle.
— Ne pas détourner les yeux, même si le discours est ennuyeux.
— Ne pas consulter sa montre.
— Ne pas bâiller.
— Ne pas interrompre le récit commencé.
— Ne pas intervenir si on connaît déjà l’histoire.
Parler
— Savoir parler, c’est réussir à se faire entendre, mais surtout se faire comprendre, communiquer avec les autres.
— La voix est un merveilleux instrument qu’on peut exercer et assouplir pour la rendre plus expressive.
— Veiller à une bonne articulation des mots afin de les rendre plus intelligibles.
— Entretenir la conversation qui est un lien social qu’il faut préserver.
— Rester à l’écart quand la conversation prend un tour confidentiel.
— Pour se faire écouter, il faut avoir quelque chose d’intéressant à dire.
Téléphoner
— Ne jamais appeler sans regarder l’heure et sans avoir à portée de la main un crayon pour noter adresse, chiffres, renseignements.
— Préparer le message à l’avance et veiller à ce qu’il soit complet et concis.
— Composer le numéro avec exactitude pour ne pas déranger, en cas d’erreur, des personnes inconnues.
— Après avoir énoncé le numéro d’appel et le nom, se présenter avant d’engager la conversation.
— Parler distinctement sans hausser le ton, sans accélérer le débit et sans commentaires inutiles.
Écrire
— S’exercer quotidiennement à écrire quelques lignes sur n’importe quel sujet.
— Choisir un bon matériel et une place confortable.
— Utiliser des phrases courtes et simples.
— La lettre d’affaires doit être claire, concise avec des questions nettes, des phrases courtes, un vocabulaire approprié.
— Soigner la ponctuation qui sert à traduire fidèlement les intentions.
— Sur l’enveloppe, écrire le nom et l’adresse du destinataire en toutes lettres.
Présenter des vœux
— Les vœux peuvent être présentés de vive voix, par téléphone, par correspondance ou par télégramme.
— Aux lettres, aux messages qu’on reçoit, il faut répondre tout de suite.
— Sur les cartes où sont déjà inscrites des formules, il vaut mieux ajouter quelques mots qui donnent au message un cachet personnel.
— C’est la personne la plus jeune, la dernière venue, la moins élevée dans la hiérarchie sociale, qui doit présenter ses vœux la première.
Faire-part
— Pour informer, le meilleur moyen est d’envoyer des faire-part imprimés et soigneusement rédigés.
— Les faire-part de naissance peuvent être accompagnés d’un dessin symbolique ou de photo du nouveau-né.
— Les faire-part de mariage sont toujours en blanc.
— Les faire-part de deuil sont imprimés sur feuille double encadrée de noir ou de gris.
— Le destinataire doit répondre dans les huit jours en retournant des félicitations ou un cadeau lorsqu’il s’agit d’un événement heureux.
Remercier
— On peut remercier quelqu’un de vive voix, par téléphone ou par lettre.
— Le « MERCI » doit être dit vite, franc, sans murmure confus, sans embarras.
— On dit « MERCI » pour traduire la surprise, la joie ou la reconnaissance.
— Dire « MERCI » même au moment de dire « non » afin que le refus soit moins farouche.
— Dire toujours « MERCI » aux enfants pour leur faire découvrir le mot, sa musique, sa force.
Présenter des excuses
— Elles doivent être présentées au moment même de l’incident par une formule de regret : « PARDON », « JE SUIS DÉSOLÉ », « EXCUSEZ-MOI »…
— Les incidents sérieux exigent de la réflexion et un délai pour trouver une formule convaincante.
— Quand on est coupable, montrer du repentir sans tomber dans l’humilité.
— Mieux vaut toujours s’en tenir à des explications simples.
— Quand on est offensé, faire preuve d’indulgence.
Se conduire
— Il s’agit avant tout de s’adapter aux usages, aux habitudes en vigueur dans la société.
— Montrer de la lucidité et du sang froid, contenir la colère et dominer l’ennui.
— Éviter les pièges que tend le bavardage : malveillance ou indiscrétion.
— Ajuster ses mots et ses mouvements aux nécessités du présent.
— Rester maître de soi.
Solliciter un emploi
— Rédiger un cv. (curriculum vitae) où figurent l’identité, la formation (détaillée), les langues étrangères, les expériences préalables.
— Aller au rendez-vous, muni du cv. et en ayant quelques idées sur les exigences du poste requis.
— Prendre une attitude sûre et confiante : voix posée, élocution aisée.
— Apparence décente : du sérieux et du soin.
— S’asseoir comme il faut, au fond du siège, sans rien poser sur le bureau.
Rendre une visite
— On rend visite pour faire connaissance, pour remercier, pour présenter ses voeux, ses condoléances, ses félicitations, pour rencontrer ses amis.
— Même entre amis, il vaut mieux annoncer la visite à l’avance.
— Pour les malades, la visite doit être brève ; éviter les éclats de voix, et surtout choisir un cadeau adéquat.
— Savoir choisir le moment convenable pour ne pas incommoder les autres.
Faire un cadeau
— On fait les cadeaux par devoir, pour le plaisir ou dans des circonstances particulières.
— Choisir les cadeaux en tenant compte du goût et des besoins de ceux à qui on a l’intention d’en offrir.
— Nature des cadeaux : cadeaux rares, classiques, collectifs, utiles…
— Réserver les cadeaux personnels (lingerie, parfum) aux gens que l’on connaît bien.
— Emballage approprié à la circonstance : Noël, Pâques, première communion…
Se tenir à table
— Se tenir bien à table, c’est donner aux autres une marque d’estime.
— Se tenir mal passe pour de l’indifférence, du mépris ou de l’ignorance.
— S’asseoir au fond du siège et s’y adosser sans raideur.
— Sur la table, appuyer légèrement les poignets de part et d’autre de l’assiette.
Vivre en public
Ne pas :
— Mâchonner du chewing-gum sans relâche .
— Procéder à des soins de toilette : couper les ongles ou les limer, se coiffer longuement, s’occuper de son nez ou de ses oreilles.
— Bâiller, s’étirer, parler à haute voix.
— Commenter à haute voix la pièce (au théâtre), le film (au cinéma), le spectacle (à la télévision).
— Déplier des papiers de bonbons bruyants.
— Rire à contretemps.
Avec la nature
Ne pas :
— Jeter des morceaux de verre ou des ordures.
— Casser les branchages ou abattre les arbres.
— Faire du bruit (cris, radio).
— Tirer sur les oiseaux.
— Allumer du feu dans une pinède.
— Polluer les eaux en déversant de l’huile ou des produits toxiques.
Vivre avec les livres
— Le livre étant le meilleur ami, il faut le traiter avec des égards.
— Ne pas plier les pages.
— Protéger la couverture pour éviter de l’abîmer et d’en causer un vieillissement précoce.
— Préserver le livre emprunté des accidents et des mauvais traitements, et surtout refuser de le prêter.
— Les livres rares, les manuscrits précieux doivent être consultés sur place.
En automobile
— Avant de démarrer, s’assurer que les portes sont fermées.
— Appliquer l’ensemble des règles édictées par le code de la route.
— Avoir la maîtrise de son véhicule, le contrôle de sa vitesse.
— Laisser aux piétons le temps de traverser.
— Ne pas rouler à toute vitesse dans une flaque d’eau pour ne pas arroser les piétons.
Accueillir
— Réserver à ses hôtes un accueil avenant, mais sans démonstration de sentiments.
— Ne pas se jeter au cou du premier venu, ni regarder d’un air hautain une personne d’apparence modeste.
— Mettre les visiteurs à l’aise en leur assurant une position commode.
— Les intéresser en choisissant un bon sujet de conversation.
— Ne pas manifester son impatience au cas où la visite se trouve prolongée.
— Épargner aux visiteurs étrangers la présence de très jeunes enfants.
Vivre à l’heure
— Il faut être à l’heure dite : ni avant l’heure, ni après l’heure.
— Le retard à un rendez-vous peut causer de l’anxiété.
— En cas de retard de nature imprévue, il faut essayer d’avertir ceux qui attendent.
Le devoir de sourire
— « C’est un devoir envers les autres que d’être heureux » (ALAIN).
— On peut faire le bonheur avec peu de choses.
— Selon un processus connu, le rire déclenche le rire, le sourire répond au sourire.
— Mieux vaut respirer au lieu de soupirer. Ceci nous fait gagner des forces au lieu de les perdre.
— Contre les menus incidents qui ne manquent pas de se produire en société, la modestie et l’humour fournissent d’utiles recours.
Avec les parents
— La confiance réciproque aide à surmonter les obstacles les plus difficiles.
— Le franc-parler, la bonne humeur permettent d’éviter les malentendus.
— L’affection et la tendresse mutuelles créent une ambiance rassurante.
— Le témoignage en toute occasion d’une vive reconnaissance est payé de retour et réconforte ceux qui se donnent tant de peine.
— Le respect manifesté même aux moments les plus critiques facilite et entretient la communication entre les deux générations.
— Les petites attentions ont leur prix : fêter les anniversaires, user de prévenance et d’attentions gentilles en toute occasion, resserrent davantage les liens familiaux.
Quelques cas
— Les handicapés : S’occuper d’eux d’une manière discrète en leur proposant de l’aide, leur faire sentir qu’ils sont des gens ordinaires. Les inviter à vivre avec les autres et comme les autres dans le travail ou les loisirs.
— Les personnes âgées : Leur montrer des égards, de la politesse, et leur témoigner de l’intérêt quand l’occasion se présente.
— Les femmes enceintes : Les entourer de soin, en leur faisant place, en leur tendant la main pour franchir les obstacles et les marches, les réconforter en leur parlant du bonheur qui les attend.
Faire les présentations, se présenter
— Les présentations se font debout, à voix intelligible, sans tomber dans l’erreur et sans déformer les noms.
— Les plus jeunes sont présentés aux aînés, les hommes aux femmes, les familiers aux inconnus.
— Il est conseillé d’ajouter une précision concernant la fonction ou la profession de la personne présentée.
— En arrivant, les hommes se présentent eux-mêmes, mais il reste d’usage de présenter les femmes.
Sourire
— Le sourire, quand il vient à propos, agit comme un charme.
— Il éclaire le visage, efface les rides et fait baisser la tension.
— En souriant, on libère la bonne humeur et on crée une ambiance d’optimisme et de confiance.
— En public, il ne faut pas sourire à n’importe qui, car il peut en résulter des malentendus.
— Par la détente qu’il apporte, par la bonne humeur qu’il manifeste, le sourire incline à sourire.


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12 janvier 2010, 12 janvier 2016, 6 ans déjà !

palace
La région métropolitaine particulièrement Léogane où était l’épicentre du tremblement de terre du 12 janvier 2010, commémore le sixième anniversaire de ce cataclysme ravageur qui avait emporté tant de vies et causé tant de souffrances au sein d’une population déjà en agonie. C’était un mardi comme aujourd’hui, dans toutes les horloges locales, il était marqué 4 heures 53 minutes et quelques poussières de secondes. Violemment, la terre a secoué. Des étudiants dans des salles de classe, des chrétiens dans des églises, de paisibles citoyens dans leur résidence périssaient sous les décombres des écoles, des églises et des maisons construites sans le respect des codes, des règlements et des normes. Cette fois encore, la mort a montré combien cruelle elle est n’ayant épargné pas même des enfants innocents.
Tout en faisant le point sur ce tremblement de terre qui avait fait couler tant de larmes, au nom du groupe les Amis du Savoir et des Connaissances et en mon nom personnel, je souhaite du courage à toutes celles et à tous ceux qui étaient affectés par cet évènement triste et sombre.
Rulio Oscar
Le séisme de 2010 à Haïti est un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 à 7,34 survenu le 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes et 10,4 secondes, heure locale. Son épicentre est situé approximativement à 25 km de Port-au-Prince, la capitale. Le foyer (ou hypocentre) du séisme a été localisé à 10 km de profondeur. Une douzaine de secousses secondaires de magnitude s’étalant entre 5,0 et 5,9 ont été enregistrées dans les heures qui ont suivi. L’intensité de ce séisme a été d’environ X à l’épicentre.
Un second tremblement de terre d’une magnitude de 6,1 est survenu le 20 janvier 2010 à 6 heures 3 minutes, heure locale. Son foyer est situé approximativement à 59 km à l’ouest de Port-au-Prince, et à moins de 10 kilomètres sous la surface.
Le premier tremblement de terre a causé de nombreuses victimes, morts, blessés et amputés. En date du 9 février 2010, Marie-Laurence Jocelyn Lassegue, ministre des communications, confirme un bilan de plus de 300 000 morts, 300 000 blessés et 1,2 million de sans-abris. L’Institut géologique américain avait annoncé le 24 janvier avoir enregistré 52 répliques d’une magnitude supérieure ou égale à 4,58. 211 rescapés ont été extraits des décombres par les équipes de secouristes venues du monde entier. Solidarité internationale venue renforcer les efforts des Haïtiens qui eux-mêmes, souvent à mains nues, ont sauvé des décombres des centaines de personnes.
Les structures et l’organisation de l’État haïtien ont souffert de la catastrophe ; au bout de trois jours, l’état d’urgence a été déclaré sur l’ensemble du pays pour un mois. De très nombreux bâtiments ont également été détruits, dont le palais national et la cathédrale Notre-Dame de Port-au-Prince.
Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis, le tremblement de terre aurait eu une magnitude de 7 soit l’équivalent de l’énergie dégagée par une bombe H d’environ 5 mégatonnes et son foyer serait à une profondeur relativement faible de 10 km. La secousse principale a duré environ 2 minutes et 30 secondes.
Causes
L’île d’Hispaniola qu’Haïti et la République dominicaine se partagent, se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud. Dans cette zone, les failles sont des décrochements sénestres et des failles de compression ou chevauchements.
Le séisme a été provoqué par la rupture d’une faille, orientée ouest-est, sur une longueur de cinquante à cent kilomètres. Il s’agit de la faille d’Enriquillo, qui est un décrochement sénestre et qui traverse la ville de Port-au-Prince à Haïti.
Il faut dire que le risque sismique était donc bien identifié. Son impact humain aurait pu être moindre si des campagnes de prévention avaient été réalisées, la population sensibilisée et les constructions sécurisées, ce qui n’a pas été le cas. Des causes humaines, liées à la pauvreté d’Haïti et la faiblesse de son gouvernement, ont ainsi renforcé la catastrophe naturelle.
Précédents historiques
Les précédents tremblements de terre de forte intensité survenus en Haïti incluent ceux survenus le 18 octobre 1751 et le 3 juin 1770. L’historien Moreau de Saint-Méry relate qu’à Port-au-Prince, en 1751 « une seule des maisons de maçonnerie ne fut pas renversée », et en 1770 « la ville entière fut renversée ». La ville du Cap-Haïtien fut détruite et les villes de Port-de-Paix, Gonaïves, Fort-Liberté et des villes de la République dominicaine furent touchées par un fort tremblement de terre le 7 mai 1842. L’écrivain et homme politique haïtien Jean Demesvar Delorme fut le témoin de ce tremblement de terre de 1842. Des séismes survinrent encore en 1887 et 1904 dans le nord du pays, causant des « dégâts majeurs »


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